(Bon, j'ai décidé de modifier les liens d'introduction. Ils vous mènerons directement à un videoclip, si vous vous voulez en savoir plus sur les bands, allez voir sur Google que diantre.)
Hey salut!
Hey salut!
Voilà, voilà, voilà… je suis de retour des vacances estivales. La joie. Et je reviens, même si j’ai probablement perdu tous mes nombreux (ha ha ha) lecteurs. Heureusement je crois bien vous connaître tous personnellement et ce sera donc avec un bonheur non-dissimulé que je vous molesterai tous pour que vous reveniez ici-dedans.
Alors voilà, il s’est passé plein de choses passionnantes cet été, que ce soit le bombage de torse de Stephen Harper, l’hémorragie républicaine qui est en train de saigner à la muerte ce bon yable de W. Bush ou encore, et celle-là je l’aime bien, la débaaaandade boursière. Ce qu’on en a entendu des conneries à propos de la "crise". Nous en rediscuterons… peut-être. Ce qui me fait bien marrer aujourd’hui, ce sont les conservateurs américains. Défenseur de la famille et des valeurs morales. Dans bien des cas, Serveurs du Tout-Puissant et au service de sa communauté.
C’est quand même ironique de constater que de cette image immaculée s’échappe, à un rythme plutôt régulier, des scandales sexuels. Depuis toujours les partisans de la droite pratiquante américaine pourfendent avec une vigueur des plus malsaines, tout ce qui s’apparente au mouvement gay. Une belle séance de gaybashing, quoi. On vote contre le mariage gay, on le vilipende dans les églises, on crée des programmes de guérison contre l’homo de l’homo erectus… quin ma bande de tapettes, allez vous faire soigner. Rien de surprenant, les chrétiens fondamentalistes américains sont reconnus depuis longtemps pour leur étroitesse d’esprit. Où ça devient intéressant, c’est de constater que depuis moins d’un an, trois bonzes se sont fait prendre dans des situations plutôt compromettantes.
Le dernier cas concerne Larry Craig, sénateur républicain de l’Idaho (celui au gilet impossible). Dans un quelconque moment d’égarement, Monsieur Craig s’est fait prendre en flagrant délit de (tendresse) sollicitation. Assis sur une toilette de l’aéroport de Minneapolis, il a fait des signes obscènes à un homme inconnu, l’incitant à des rapports sexuels. Le hic, c’est que l’inconnu en question était un policier en civil. Monsieur Craig fut mis en état d’arrestation. Assez hilarant, surtout lorsque l'on constate que Monsieur Craig est un ardent opposant au mariage gay et d’ailleurs il en fait (faisait) son cheval de bataille. L’Idaho, un des états les plus à droite des États-Unis, a suivi ses conseils (et la vertu de Monsieur Craig) et a voté pour 68% contre le mariage gay. Et à l’époque, fier de ce résultat, Monsieur Craig posait fièrement, accompagné de sa femme, en tant que défenseur de la famille hétérosexuelle. Monsieur Craig a finalement plaidé coupable. Dans une courte conférence de presse à Boise, Monsieur Craig, toujours flanqué de sa femme, mentionne qu’il a plaidé coupable pour mettre fin à cette histoire (probablement un coup monté, hein Larry?). But I’m not gay (sic), and I have not been gay (re-sic). On te croit Larry, parce que nous aussi on pense que Siegfried & Roy sont hétéros.
Trois histoires donc, trois personnages hautement médiatisé et reconnus pour leur acharnement à défendre les valeurs morales et la divine vertu. Trois pauvres types, qui finalement, auront causé leur propre chute en décriant sur toutes tribunes le mal homosexuel, tout en le consumant secrètement. Qu’on soit en accord ou désaccord avec le droit des homosexuels au mariage n’est pas le point ici. Ce qui surprend, c’est de voir l’hypocrisie dont on fait par ces tristes sires. De voir que malgré un poli impeccable et une droiture à toute épreuve, leurs failles sont ressorties au grand jour, discréditant tout le mouvement fondamentaliste chrétien au passage. Larry, Mike and Ted ont pendant des années tapé sur le même clou, au grand dam des associations des droits de la personne. De millions d’américains ont cru et bu leurs paroles. Ils avaient accès au Président. Ils étaient riches. Maintenant, ils ne sont que des cons. Douce ironie.